Cette rubrique est consacrée aux actes que nous pratiquons au cabinet médical. Tous ces actes sont réalisés selon les règles et les normes médicales en vigueur par des praticiens formés dans le cadre universitaire. Ils sont tous intégralement remboursables par la sécurité sociale et la mutuelle.


L'immobilisation par résine

Plus communément appelée "plâtre", l'immobilisation par résine est pratiquée au cabinet pour des fractures peu déplacées ou pour bloquer une articulation instable (une cheville présentant des entorses récidivantes par exemple).

L'articulation à immobiliser est préalablement enveloppée dans un jersey en coton puis dans de la ouate (une sorte de mousse), afin que la résine ne soit pas en contact direct avec la peau. La résine se présente sous forme d'un long rouleau. Après l'avoir mouillée à l'eau, le praticien la déroule sur la partie du corps à immobiliser en lui faisant bien épouser les reliefs anatomiques et osseux. Après un temps de séchage (15 minutes environ), la résine a séché et durci. Elle sera otée entre 2 et 6 semaines plus tard, selon les pathologies.

Acte pratiqué par l'ensemble des médecins.


La suture

Votre enfant (ou votre conjoint) vient de se faire une plaie : ne passez pas la journée au urgence pensez à nous appeler!

La suture consiste à refermer une plaie. Certaines sutures ne sont pas réalisables au cabinet médical (plaies profondes de la main à explorer en milieu chirurgical, plaies très délabrantes, très profondes ou associées à des lésions de tendons ou de nerfs). Lorsqu'il est possible de recoudre au cabinet, les sutures se font sous anesthésie locale, avec du fil et du matériel stérile (le plus souvent à usage unique), après une antisepsie rigoureuse de la plaie et des mains du médecin. Le diamètre de la soie (du fil) est fonction du type et du lieu de la plaie.

Le délai avant d'enlever les points est fonction du lieu et du type de la plaie (de quelques jours pour une petite plaie de la face jusqu'à 15 jours pour une plaie profonde de la cuisse par exemple).

Acte pratiqué par l'ensemble des médecins.


L'exérèse d'une lésion dermatologique

Certaines lésions dermatologiques, comme les moluscum contagiosum peuvent être enlevées avec une simple curette, sous anesthésie locale par contact (grâce à une crême anesthésique préalablement posée).

Pour certaines lésions (comme les naevus, par exemple), l'exérèse nécessite une anesthésie locale (par injection locale d'un anesthésique) et une incision au bistouri. Dans ce cas-là, la "pièce" opératoire sera systématiquement envoyée au laboratoire d'anatomo-pathologie pour examen au microscope. Si cela s'avère nécessaire, le médecin complètera le geste par un ou plusieurs points de suture.

Acte pratiqué par le docteur Puechguiral.


L'infiltration

Le principe

 Concentrer le médicament sur le lieu ou nous avons besoin

  " si un rosier est malade il est inutile de traiter tout le jardin"

 

Les avantages

-Permettre de soigner des personnes intolérantes aux anti-inflammatoires

-Avoir une activité puissance et ciblée sur la zone à traiter.

 

Quels sont les produits utilisés?

-La cortisone sous forme de produit retard (diffuse lentement sur le lieu d'injection pendant 2 à 6 semaines dans toutes les articulations (cheville, genou, coude, épaule,  doigt etc...), mais aussi dans les tendinites, canal carpien ou encore épicondylites)

-L'acide hyaluronique (action de graissage) essentiellement arthrose du genou action 8 à 14 mois.

 

Comment cela se passe?

Le médecin injecte dans l'articulation, le produit indiqué. Bien qu'un peu plus douloureux qu'un vaccin, ce geste n'est pas un grand pourvoyeur de douleur et le bénéfice qu'il est susceptible d'apporter vaut bien quelques secondes inconfortables (ne pas croire la rumeur, une infiltration ne fait pas mal si elle est pratiquée par médecin entrainé).
Ce geste est réalisé sous asepsie rigoureuse et peut être couplé à l'adjonction d'un anesthésique (la procaïne), afin d'en minimiser l'impact douloureux. 

Une fois infiltrée, l'articulation n'est pas immobilisée, mais son repos est vivement conseillé durant les 3 jours qui suivent le geste.

Les effets sont attendus après un délai de quelques jours, leur durée est variable dans le temps. L'infiltration permet parfois de régler définitivement un problème articulaire.

Toutes les articulations peuvent être infiltrées, mais certaines nécessitent le concours de la radiologie ou du scanner; dans de cas, le geste est réalisé dans un service radiologique.

Les infiltrations les plus pratiquées au cabinet médical le sont dans le genou, l'épaule, le poignet, le canal carpien, le coude, le talon, la cheville ou encore les vertèbres lombaires.

Acte pratiqué par l'ensemble des médecins.


L'ECG (électrocardiogramme)

L'ECG est un enregistrement de l'activité électrique produite par le coeur. Il s'agit d'un examen simple, réalisé en pratique quotidienne et qui permet d'aiguiller le médecin vers la cause cardiaque d'une pathologie. C'est un examen rapide et indolore.

Acte pratiqué par l'ensemble des médecins.


L'échographie

L'échographie est une technique de diagnostic médical radiologique faisant appel aux ultrasons. Bien connue dans le suivi de la grossesse, elle a aussi de nombreuses autres applications (ostéo-articulaire, musculaire,thyroïdienne, vasculaire, ou encore abdomino-pelvienne).

Pour faire l'examen, le médecin dispose de plusieurs sondes qui vont émettre, puis recevoir des ultrasons. Le message ainsi reçu par la sonde sera transformé en une série d'images en noir et blanc, permettant au médecin de visualiser le résultat sous forme de film. Pour permettre aux ultrasons de traverser la peau, on interpose du gel entre la sonde et la surface cutanée. Ce gel est à base d'eau, non corrosif et non allergisant.

Au cabinet, sont pratiquées essentiellement:

-les échographies de datation de grossesse

-les échographies de premier trimestre de la grossesse

-les échographies abdominales et pelviennes

-les échographies des voies urinaires

-les échographies de hanche des nourissons

-les échographies de la région cervicale, et notamment de la thyroïde

-les échographies des ganglions

-les échographies/doppler veineux des membres inférieurs à la recherche des phlébites

 

Pour une échographie abdominale ou pelvienne, il est recommandé d'être à jeûn, et vessie pleine.

A la fin de l'examen, le médecin rédige un compte-rendu qu'il donne au patient, accompagné des clichés importants.

Acte pratiqué par le Dr Puechguiral


Les actes techniques de Gynécologie

LE FROTTIS CERVICO-VAGINAL

Réalisation d’un frottis

Pourquoi ?
Le frottis est un examen de dépistage utilisé chez la femme. Il permet de détecter précocement l’apparition de cellules pré-cancéreuses au niveau du col de l’utérus. Si des cellules anormales sont repérées, elles pourront être traitées avant d’évoluer vers un cancer. Ainsi le frottis permet d’éviter de nombreux cancers du col de l’utérus.

 

Pour qui ?
Les femmes de 25 à 65 ans sont invitées à participer à ce dépistage.

 

A quelle fréquence ?
Les deux premiers frottis sont à réaliser à un an d’intervalle. Ensuite, cet examen est à renouveler tous les trois ans.

 

Comment ?
Cet examen peut être réalisé dans notre cabinet. Il consiste à faire un prélèvement de cellule au niveau du col après examen au spéculum. Pour faire ce prélèvement, nous utilisons généralement une tige en plastique munie d’une petite brosse. Cet examen est non douloureux. Pour ne pas perturber les résultats, cet examen doit se faire en dehors des règles et à distance du dernier rapport (48h).

 Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos question concernant cet examen.

 

 

 

 

LA POSE D'IMPLANT CONTRACEPTIF

L'implant contraceptif est un dispositif placé sous la peau et qui délivre des hormones en continu, permettant ainsi une contraception "sans oubli". Il s’agit d’une petite tige d’environ 2,5cm de long et de 3mm de diamètre que l’on insère sous la peau au niveau du bras. Invisible et indolore, cette petite tige diffuse en continue un progestatif empêchant la survenue d’une grossesse. 

Il agit pendant 3 années consécutives mais peut être retiré à tout moment, quelque soit la raison (désir de grossesse par exemple...).

En raison des effets secondaires liés à l'hormone délivrée (la progestérone), le praticien pourra, au préalable, vous proposer de tester cette hormone sous la forme d'une pilule contraceptive per os (qui se prend par la bouche) pendant, en général, trois mois.
Ce moyen de contraception convient à toutes les femmes mais il est particulièrement intéressant chez les femmes tabagiques, et les femmes âgées de plus de 40 ans car à moindre risque d’évènement thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire, AVC).
Avec l’implant, les règles peuvent totalement disparaitre, ou perdurer sous forme de « spotting » (petit saignement survenant de manière irrégulière). Il arrive que certaines femmes prennent du poids à cause de l’implant et dans ce cas il est possible d’envisager son retrait.
La pose et le retrait s’effectuent au cabinet sous anesthésie locale.
Le retrait demande un peu plus de temps du fait d’un geste technique plus complexe.

 

 

LA POSE ET LE RETRAIT DE STÉRILET

 Le Stérilet (DIU)

Aujourd’hui plutôt appelé Dispositif Intra-Uterin (DIU), le nom de « stérilet » pouvant évoquer à tort une stérilité induite, il s’agit d’un dispositif contraceptif en forme de T (sauf exception), mesurant environ 3,5 centimètres de long et quelques millimètres de large. Ces dispositifs peuvent être portés par des femmes n’ayant jamais eu d’enfants.

 

Il existe deux grands types de DIU :

- les DIU au cuivre, qui ne contiennent pas d’hormones, et agissent simplement sur les spermatozoïdes afin de les rendre inactifs. Leur efficacité dure de 5 à 10 ans selon le type.

-les DIU à la progestérone, qui libèrent très progressivement une hormone qui empêche le passage du col de l’utérus par les spermatozoïdes. Leur efficacité est de 2 à 5 ans selon le type.

 

La pose de DIU

Elle ne nécessite pas d’opération. Comme lors de la réalisation d’un frottis, le médecin introduit dans le vagin un spéculum afin de visualiser le col de l’utérus, qui représente l’entrée de cet organe.

La pose de DIU a lieu de préférence au cours des règles, ce qui permet que le col soit ouvert, et donc d’accéder plus facilement à l’intérieur de l’utérus.

Le médecin positionne ensuite une pince sur le col afin de tirer doucement sur l’utérus pour le mettre bien dans l’axe (car en position normale, le corps de l’utérus fait un angle vers l’avant ou l’arrière selon les femmes).  La pose de la pince peut être ressentie comme légèrement douloureuse, mais le fait de tirer sur l’utérus ne provoque pas de douleurs. Un traitement antalgique (anti-douleur) peut avoir été prescrit au préalable par le médecin et pris avant la consultation afin de réduire cette gêne.

Le médecin mesure ensuite la longueur de l’utérus à l’aide d’une tige graduée fine appelée hystéromètre,  introduite dans l’utérus, ce qui permet de savoir à quelle profondeur le DIU devra être ensuite introduit.

Enfin, le DIU est introduit à l’intérieur de l’utérus en passant par le col grâce à un inserteur (sorte de tube) qui contient le DIU, dont les « bras » (parties latérales) sont repliés sur le « corps » (partie centrale), ce qui lui donne une largeur très minime lors du passage du col (il a alors une forme de i).

Une fois le DIU positionné à l’intérieur de l’utérus, l’inserteur est retiré et le DIU se déploie pour former un T, épousant ainsi la forme de l’utérus.

Deux fils sont reliés à la partie basse du DIU et dépassent hors de l’utérus dans le vagin, permettant de juger de la présence du DIU et d’y avoir accès.

Le médecin coupe alors ces fils à quelques cm du col, afin qu’ils ne soient pas ressentis, ni en temps normal par la patiente, ni au cours des rapports sexuels. Si tel était le cas, les fils pourraient être recoupés un peu plus courts lors d’une consultation ultérieure.

 

Le suivi médical :

Le port d’un DIU nécessite un suivi régulier afin de vérifier la bonne position du DIU, sa tolérance et l’absence d’infections génitales (qui ne sont en aucun cas causées par la présence du dispositif, mais risqueraient en cas de présence dans le vagin de remonter le long des fils et d’infecter l’intérieur de l’utérus).

Une visite de contrôle est donc nécessaire un mois après la pose, puis de façon annuelle ou en cas de symptômes tels qu’un retard de règles (pour le DIU au cuivre uniquement), des pertes vaginales anormales, des douleurs abdominales ou une fièvre inexpliquée.

 

Le retrait :

Lorsque la femme souhaitera retirer le DIU, il suffira simplement au médecin de poser un spéculum pour visualiser le col de l’utérus, puis de tirer sur ces fils pour faire sortir le DIU (qui se repliera alors de nouveau comme un i et passera le col sans générer de douleur). Dans ce cas là, il n’est pas nécessaire de poser une pince sur le col.

Une grossesse peut alors survenir dès le mois suivant !

 

 

 

LA CONTRACEPTION

   Il existe une solution pour chaque femme. Nous sommes là pour la trouver la solution qui vous convient

 

LE SUIVI DE GROSSESSE

  Nous pouvons suivre les grossesses jusqu'au 7ème mois ( les 2 dernières visites étant faites par le gynécologue accoucheur)

 

Acte pratiqué par les docteurs Boulanger, Cellier et Rodriguez